École Lacanienne de Psychanalyse

L'École

Présentation de l'Ecole   Réseau associatif   Passe   Transmission

L'École lacanienne de psychanalyse s'est créée à partir d'un double mouvement d'approbation et de refus : approbation de la dissolution de l'École Freudienne de Paris, refus du geste de Lacan désignant à ses élèves une école non distinguée d’une partie de sa propre famille.

L'impulsion fut donnée par la revue Littoral dont le premier numéro était paru dès juin 1981. À l'écart des rassemblements qui s'esquissaient, Littoral entendait ouvrir le champ des études lacaniennes en soulignant l’importance des transcriptions critiques des séminaires de Lacan, en considérant que le frayage de Lacan devait être envisagé du tout premier au tout dernier de ses textes et interventions, en refusant les amalgames du freudo-lacanisme alors ambiant.

Les limites liées à une publication – avant tout l'impossibilité de mettre en œuvre cette modalité de nomination du psychanalyste que Lacan avait appelée la « passe » – ont conduit, dès 1984, à envisager un lieu de transmission qui fût une école (aucun doute sur ce point) lacanienne (c'était un fait, pourquoi le cacher ?) et de psychanalyse (là-dessus, les avis devaient plus tard se partager quelque peu).

Le 17 novembre 1985, c'était chose faite. L'école comptait 45 membres, et s'ouvrait en décidant de deux points qui, au fil des ans, allaient beaucoup influer sur son style :

1) La passe y était mise en place en prenant certes appui sur la « Proposition d’octobre 1967 » signée de Lacan, mais datée du... 17 novembre 1985. Avec ce plagiat éhonté, se marquait une rupture : plus d'A.E. ni d'AME en provenance de l'ex-EFP pour désigner des passeurs. Il fut alors décidé que tout membre était susceptible de le faire, cet acte l'inscrivant alors, pour un temps limité, dans le fonctionnement même de la nomination d'un analyste de l’école. Cette référence au membre quelconque impliquait, sans presque qu'on y prît garde...

2) une seule qualité de membre. Aujourd'hui encore, l'unicité de cette qualité, plus complexe qu'il n'y paraîtrait au premier abord, régit indirectement nombre des activités de l'école.

Dès les débuts de l'ELP, quelques-uns de ses membres résidaient en Amérique latine. En ce mois de juin 2004, où elle compte 161 membres, 89 habitent en Amérique latine et centrale. D'où un bilinguisme qui se retrouve dans ses publications et ses diverses activités.

Guy Le Gaufey